Leitmotive opus 2

leitmotive.jpg Ma première nouvelle publiée est disponible dans le recueil Leitmotive opus 2.

Le principe du recueil est que chacune des 28 nouvelles commence par ces phrases :

 

Fatigués de lutter contre les forces d'inertie, nous roulions soudés vers la nuit, subissant l'odeur aigre des corps entremêlés. Le bruit sourd et saccadé de l'acier sur les rails étouffait les soupirs.

 

Si la plupart des participants ont écrit un texte se situant dans un train de la mort, ma nouvelle est plus légère traite de l'existance d'un wagon spécial, situé en queue de l'Orient-Express. On le nomme sobrement "les quartiers roses":

 

Il peut être commandé via le site de l'éditeur.


Attention : si les textes sont tous de bonne facture, le contenu est parfois brutal et riche en émotions. Ca parle de ce que notre histoire compte de plus noir et violent. Ames sensible s'abstenir.

Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 21:58

ZFranche.jpg faire le festival Zone Franche 2012

attendre le train pendant 10 minutes par -15°

découvrir qu'il n'y a même pas de neige à Paris

revoir tout plein de vieilles têtes

rencontrer son éditeur et le trouver très sympa et accessible

apprendre qu'on est venu dédicacer une anthologie dont le premier tirage est épuisé (dommage...)

refiler son dernier manuscrit (2 kg) au directeur commercial des éditions Asgard (yes !!)

Ne pas voir Stephen Baxter, la star du festival.

manger mexicain, et thaï, et français.

découvrir comment on fait des dédicaces (mais pas de l'antho prévue)

écrire 2 mini-nouvelles dans le train

lire une nouvelle de Neil Gaiman, une étude en vert, et trouver que c'est du pur bonheur

découvrir les nouvelles-dont-vous-êtes-le-héros et crever d'envie d'en écrire aussi.

Attraper la mort et revenir complètement épuisé (le mot est faible) mais content

Par Sylvain Lasju - Publié dans : blabla - Communauté : Autres Mondes...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 14:39

http://imgv2-4.scribdassets.com/img/word_document/80162706/72x93/e4dd27c801/1328133394Salut à toi lecteur.

Sache que le numéro 9 du zine de la communauté de blogs Autre Monde vient de sortir sur le toile et que je suis dedans (enfin ma nouvelle le bonhomme, qui a raflé la seconde place du concours de nouvelle). Je t'invite à te délecter des infos qui jonchent ces pages, ainsi que de ma nouvelle.

 

Sache aussi que je serai en dédicace les 11 et 12 février 2012 à bagneux, au festival Zone Franche, sur le stand des éditions Malpertuis. Ca c'est parce que ma nouvelle 28 jours est parue dans l'anthologie Malpertuis 3, publiée par l'éditeur susnomé. De la balle, yeh !

 

Le numéro 5 de la rue Pénombre est également sorti. C'est du fantastique, c'est de bonne qualité (sauf une nouvelle que j'ai trouvée vraiment mauvaise), c'est en couleur et c'est pas très cher (moins de 5€). J'oubliais, dedans, il y a Une explosion de soleil bleu, une nouvelle qui se passe à Périgueux.

Tu trouveras des critiques ici et .

 

Voilà lecteur, à bientôt. Et n'oublie pas qu'écrire est bon pour la santé.

Par Sylvain Lasju - Publié dans : Mon actualité littéraire - Communauté : Autres Mondes...
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 21:34

 

Le plaisir minuscule de Philippe : une bouffée de tendresse dans un monde de brute.

 

Le baiser à l'enfant endormi


enfants-copie-1 Après l'agitation de la journée, les frustrations, les contrariétés, les
échanges, les rires, vient enfin le temps du repos. Dans le silence du
début de la nuit se glisse presque sans bruit le dernier rituel. L'enfant dort,
idéal. Son visage est calme et sa lente respiration nous apaise. Il est
vivant et éternel, car il n'a plus d'âge : il est encore le bébé qui
dort de toute son innocence, il est l'enfant qu'on guide et qu'on
protège, il est l'adulte, déjà, qu'on regardera partir ému et fier. Un
baiser lui fait naitre un sourire inconscient, et on se sent
indispensable. Voilà, on l'a bénit pour la nuit, il part pour ce voyage
solitaire avec notre protection invisible, et nous sommes certains à
présent qu'il y aura un lendemain. Ce sera grâce à nous, mais l'enfant
n'en saura rien.

Par Sylvain Lasju - Publié dans : atelier d'écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 11:07

Voici le plaisir minuscule de Pascale. A lire avec attention, tant on s'y croirait.

 

train.jpg Prendre le train

 

D'abord il y a la gare, et la peur d'arriver en retard, de manquer le train. De manquer le départ, d'être obligé d'appeler : « non, je ne serai pas là, j'ai encore raté le train. Pouvez-vous venir me chercher à 16h00? Ah, il est déjà parti... tu essaieras de le joindre? Oui, je sais, c'est compliqué, désole. Oui, j'aurais préféré aussi... »

Mais on n'a pas rencontré d'obstacle sur la route, pas eu besoin de faire demi-tour parce qu'on avait laissé le billet sur la table de la cuisine et nous voilà en avance.

Donc il y a la gare et son hall si grand qu'on aimerait y chanter, y danser, ou peut-être y faire du patin à roulettes. Il y a les gens, comme des insectes, des gens qui courent et des gens qui s'embrassent avec l'énergie du désespoir prochain ou l'enthousiasme du bonheur retrouvé. Des gens aux prises avec les objets : poinçonneuse récalcitrante, valises encombrantes, talons qui se cassent dans les escaliers, billets égarés au fond du sac, sous les confiseries et le journal achetés au kiosque.

Mais on est en avance, le billet en sûreté dans une poche, un livre et une bouteille d'eau rendent inutile le passage par le kiosque bondé. On s'y arrête tout de même, satisfait de pouvoir y flâner. La machine qui avale le billet nous gratifie d'un petit bruit rassurant, le quai est devant nous. Il y a des trains qui partent et des trains qui arrivent. Les gens regardent dehors, ils sont pleins d'histoires, nous aussi ; nous faisons semblant de ne pas nous regarder.

Sur le quai, on a encore le temps d'une dernière cigarette dans le bruit des gens et des machines. C'est maintenant l'heure de prendre place. On a repéré la sienne en fonction du numéro inscrit sur le billet ou selon d'autres critères : l'anonymat d'un wagon ou la promiscuité à la fois amusante et pesante d'un compartiment.

On est assis confortablement, le train part. Assis dans le sens contraire de la marche, on voit le monde extérieur surgir brutalement pour s'éloigner lentement. Il est de toute façon indifférent à nos regards. On sort un livre qu'on lit sans conviction. Autour de nous bruissent mille histoires. Bercé et promené comme en ses premiers jours, on s'endort.

Par Sylvain Lasju - Publié dans : atelier d'écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 10:59

 

A venir, des textes d'atelier basés sur le principe du livre : La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules de Philippe Delerm

Pas mal de plaisirs minuscules ont donc été écrits. Le premier que je vous présente est le mien. A suivre ceux de pascale et de Philippe C. (et oui, il y a plusieurs Philippe !)


chaussure.jpgOn l'a perdu depuis des mois. C'est un objet quotidien, une brosse, une chaussure, un livre. On a fouillé derrière et sous les meubles, dans les tiroirs, dans le jardin. On est passé et repassé aux mêmes endroits. On a parcouru sa mémoire à s'en donner mal à la tête. Et on a lâché prise. Vaincu par le sort, la malchance, ou la volonté de l'objet de ne pas être trouvé.

Cet objet si important, irremplaçable, on l'a mis à l'écart de notre vie. Comme un ruisseau modifie son flux quand un arbre tombe dedans, notre existence s'est adaptée à cette absence.

Et un jour, on le retrouve.

C'est un de ces jours où on accomplit quelque chose de spécial dans la maison. Modifier l'organisation des meubles d'une pièce, changer le lave-vaisselle ou repeindre le salon. On place le foyer en branle-bas de combat, on remue la poussière. En général, quand on commence à toucher aux meubles, une intuition survient : « Aujourd'hui, je vais dénicher de vieux trucs ». Mais on ne sait pas encore qu'on va tomber sur lui.

Quand on y est, quand on a enfin mis l'objet à jour, on se met à crier : « Devine ce que je viens de trouver ! ». L'autre réfléchit quelques instants puis lâche avec une hésitation feinte : « Ça serait pas ta chaussure quand même ? »

Pourtant si, c'est la chaussure, ou le style Mont-blanc, ou la paire de lunettes de soleil. Elle était dans un endroit beaucoup trop évident pour qu'on y pense. La logique même. Ou alors dans une zone improbable, sur le dessus d'un meuble par exemple. Ou, pire, dans un des ces recoins mal éclairés où on a regardé cent fois, avant de jeter l'éponge.

Quand on tombe sur l'objet, quand il daigne enfin se révéler, on n'y croit pas tout à fait. Il y a un flottement, un temps suspendu, ouaté, incrédule. Puis on le saisit dans sa main comme s'il s'agissait du Saint-Graal, on le soupèse, on l'époussette, on le retourne afin de s'assurer de sa tangibilité. On ne se rend pas tout de suite compte du plaisir qu'on éprouve à avoir fait cette découverte. Il y a encore tant de choses à accomplir dans cette journée de chambardement. Pourtant le soulagement est évident. Comme une pièce de puzzle qui retrouve enfin sa place. Un mystère de moins à élucider. L'objet, on le range avec précaution. Pas moyen qu'il s'égare de nouveau. Et on revient au réel, on classe cette découverte dans un coin de sa tête, bien en retrait.

Mais, même si la journée est riche en bouleversements et en émotion, elle restera gravée en soi en tant que celle où on a retrouvé sa chaussure.

Par Sylvain Lasju - Publié dans : atelier d'écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Rechercher

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés