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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 16:52

 

Ca fait vraiment longtemps que je n'ai rien publié ici, donc je donne quelques nouvelles :

 

la société Lokomodo (mon éditeur) a fait faillite. Donc, mon premier roman, Décadence, n'est plus édité. J'ai officiellement récupéré les droits sur mon livre, ainsi qu'une soixiantaine d'exemplaires, que je vais écouler tout doucement. Je vais sans doute contacter quelques salons locaux, pour savoir si je peux amener mon stock de livres à dédicacer, mais sans illusion.

Normalement, je devrais tout de même me dégager quelques créneaux de dédicace. J'en reparlerai en temps voulu.

 

Côté projets, Rêves de papier cherche toujours un éditeur. Je vais faire 2 envois "papier", dans les jours qui viennent.

La Marche Rouge, la suite de Décadence, est terminée et imprimée. J'attends le retour des lecteurs pour faire d'éventuelles corrections et chercher un éditeur qui voudra bien me prendre le pack des deux romans.

 

Outre le 3ème volet de la série Décadence, j'ai 2 projets jeunesse : Nouvel Eden et Dragon noir dragon blanc. Comme je suis sympa, je vous laisse le soin de découvrir les premières lignes, que j'ai commises ce matin :

 

 

 

 

immeubleMa cité, mon univers.

Trois barres de béton qui forment un U. Au milieu, pas grand chose. De la terre tassée, des jeux pour enfant, quelques arbres rabougris. Et des gens. Toujours des gens. Quelle que soit l'heure à laquelle je regarde.

Ce sont des mères qui promènent leurs poussettes et bavassant. Elles font un pas en avant, deux pas en arrière. Elles ne vont nulle part, mais qu'est-ce qu'elles peuvent causer ! Ce sont des ados qui se vendent des trucs. Des jeux videos, des DVD, du shit, les réponses à l'intero de math. Ce sont des petits qui jouent chat perché, au loup ou aux billes. Ou d'autres, un peu moins petit, qui s’entraînent à fumer sans tousser. Ce sont les étrangers habituels, le facteur, les éboueurs, le gars de la société des eaux d'EDF, le pauvre type qui pose les pubs dans les boites aux lettres, avec son chariot à roulette et son air constipé.

Parfois, il y a des étrangers purs. Qui ne sont pas de la cité, qu'on a jamais vu avant. Ceux-là font profils bas, ne restent pas longtemps. Ou alors ils deviennent habituels, comme les blanc-bec qui passent acheter de la beuh, sans même sortir de leur voiture, le prof qui vient depuis six mois, ou le coiffeur à domicile, celui qui a une grosse valise pleine de produits et de ciseaux. Il y a aussi les petits vieux qui se baladent en savates, qui se causent en arabe, en arménien ou en polonais. Qui fument des clopes roulées serrées, avec presque rien dedans, qui reluquent le cul des minettes sans en avoir l'air. Ceux-là, ils sont ici depuis si longtemps qu'on se demandent s'ils ont déjà habité ailleurs.

À n'importe quelle heure, il y a du monde. Le matin, ça part travailler, ou ça va à l'école, en pleurant, en râlant, en menaçant. Le soir, ça revient fatigué, énervé, ça veut se défouler, ça joue au foot entre les arbres, ça écoute sa musique à fond, comme si tout le monde aimait le raï ou le rap à 120 décibels, ça se regroupe en bandes, ça squatte les entrées des immeubles, ça essaie de faire peur, ça y arrive.

Même la nuit, je vois du mouvement. On n'arrive pas à dormir, on se retrouve pour se bécoter en cachette, ou pour aller plus loin. On fait le mur, on travaille de nuit, on promène son chien, on fait la teuf à faire trembler les murs. On n'arrête pas. Jamais. Et le lendemain ça recommence.

Trois barres d'immeuble. Quatre vingt trois logements, trois fois plus d'habitants. C'est dur de trouver un moment calme, peut-être entre deux et six heures du matin. Alors il faut apprendre à oublier le bruit, le transformer en fond sonore sans importance. Oublier qu'on vit les uns sur les autres. Oublier que tout se voit, tout se sait, tout s'achète.

Oublier que j'habite ici depuis cinq ans.

Putain, c'est long cinq ans.

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 10:18

http://editionsdunexus.files.wordpress.com/2014/02/frontieres-4-page_page.jpg?w=106&h=150Un petit mot pour parler de la sortie du quatrième numéro de la revue Frontières (téléchargeable ici)

C'est gratuit, c'est numérique, c'est complet (des interwiews, des chroniques, de la BD, des nouvelles, un dossier illustrateur, bref, de l'éclectisme) et c'est pro. Oui, c'est pro, même si ce n'est qu'une poignée d'amateurs, qui fait tourner la boutique.

En fait, tout ce qui manque à cette revue, c'est du papier, mais ça coûte cher et ça oblige à vendre.

 


 

Puisque l'un des papa de Frontières est Phil Becker, je remets le lien vers sa chronique de Décadence, à laquelle il a ajouté une mini-interwiew de moi.

 

 

 

 

http://2.bp.blogspot.com/-XAWgjn-DpEc/Tzf60I6YLLI/AAAAAAAAAJM/6ixnvn67OKQ/s220/avatar%2Bdaturas%2B3.jpgIl y a également Léa Silva qui s'est fendue d'une chronique de mon roman. Comme elle le dit, c'est un coup de coeur !

 

 

 


 

Sinon, l'écriture continue. La Marche Rouge en est à 450000 signes, pour un objectif entre 500 et 550000 signes (comme le premier tome).

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 18:10

Quand Phil Becker s'attaque à chroniquer Décadence, c'est du lourd. Il y a même des spoilers ici et là. En tout cas, c'est une critique très complète qui fait plaisir.

 

http://imaginr-chroniques.blogspot.fr/2013/12/decadence-sylas.html

 

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 10:45

Voici un article paru dans la semaine du Roussillon, il y a quelques semaines. C'est écrit petit, mais c'est lisible.

 

decadence-semaine-du-roussillon.jpg

 

 

Un grand merci à Phil pour cette info !!

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 20:02

 

Ce sont deux bloggeurs qui ont chroniqué décadence.

 

 

Nymeria a bien aimé !

 

Blog-o-livre, pas du tout...

 

Les deux ont avoué avoir acheté le livre par hasard. Faites en sorte que ça ne soit plus le cas. Parlez-en !

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 09:58

Je réalise qu'il n'y a pas un seul extrait de Décadence sur le site. Voici donc la chose réalisée. Il s'agit du début du premier chapitre, qui débute l'enquête policière.

 

 

Agatha Print prit place derrière la table en pin qui avait été précipitamment placée dans la salle des envoûteurs. Le meuble était bancal, gravé de petits gribouillages et constellé de coulures de bougies. Il faisait écho à l'ambiance de la pièce, un carré de petite taille, flanqué d'une paillasse et d'une fragile étagère. Une fenêtre donnait sur une rue qui restait sombre toute la journée.

En face d'elle s'assirent les deux hommes qui désiraient lui parler.

Le premier lui plut immédiatement, du moins physiquement. Sa carrure d'athlète lui rappelait les porteurs qui pullulaient dans les rues, mais sans leur dos courbé et leurs rictus fatigué. Sous des boucles châtain se dessinait un visage symétrique, aux angles marqués, au teint buriné. Son sourire se voulait sans doute professionnel, elle le trouvait désinvolte et charmeur.

Le second, en revanche, lui inspirait un pur sentiment de rejet. À côté du colosse, il faisait figure d'avorton. Sa silhouette fine, presque féminine, se mariait mal avec la rigueur de ses traits. Ses cheveux noirs et crépus, ses yeux bleus en oblique et son menton pointu lui donnaient l'air d'un esprit farceur incarné en homme. L'impression était renforcée par ses manières calmes et précieuses. Il portait des vêtements de cuir noirs, comme les altérateurs, et un long collier vert qui pendait jusqu'à son giron.

Sans surprise, lorsqu'il se mit à parler, elle trouva sa voix aigrelette et désagréable :

– Merci de nous recevoir, dit-il. Je suis l'enquêteur Lévi et voici mon associé, Carl Bacoul. Nous interrogeons tout le personnel de l'hôpital et nous avons l'autorisation écrite de M. Nerval.

L'enquêteur fit glisser une feuille brune et craquelée en direction de l'envoûteuse, qui la parcourut rapidement.

– Pourquoi cette enquête ?

– Nous sommes mandatés par quelqu'un de très haut placé dans la ville. Avez-vous entendu ou vu quoi que ce soit d'inhabituel dans cette clinique ?

Agatha se lécha les lèvres.

– De très haut placé ? Un Remarquable ?

– Qui préfère garder l'anonymat.

La femme croisa ses jambes fines et s'autorisa un instant de réflexion.

– Il y a des gens pas très fréquentables qui traînent toute la journée en bas. Des faux malades, des pickpockets, des types ivres morts, des lépreux. Des trucs inhabituels, j'en vois tous les jours. Vous n'avez pas de question plus précise ?

Le nabot se racla la gorge.

– Nous avons des raisons de penser que certains organes sont enlevés, disons... prélevés sur des patients pour être revendus.

– C'est horrible. Qui ferait cela ?

– Des gens malhonnêtes.

Elle se gratta le menton. Lévi le remarqua et ses yeux brillèrent un court instant.

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 15:46

C'est Alice du site Question SFFF qui s'y cole est c'est ici.

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 16:18
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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 11:51

Avis aux amateurs de liseuses, kindle et et auters tablettes...

Décadence est désormais disponible au format e-Pub, avec ou sans drm, au prix modique de 9.99 € !! (à peine plus cher qu'une place de cinéma)

Laissez-vous tenter, c'est l'été...

 

Et c'est sur Numilog que ça se passe.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 18:06

J'ai été interviewé par Fabien Lyraud, qui tient le blog propos iconoclastes. Il y parle des littérature de l'imaginaire et il met en lumière des jeunes auteurs (des espoirs, comme il dit) du genre.

Pour lire l'interview, c'est ici.

 

PS : je rappelle aux périgourdins que je suis demain, samedi 29, en dédicace au centre culturel Leclerc

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Avancée des différents projets

Voici tous mes projets actuels, avec leur nature et leur état d'avancement.


 

Rêve de papier (Roman ado) : V3 terminée, en recherche d'un éditeur.

Depuis que son père a disparu, Martin note ses rêves sur des blocs notes. Sa vie prend un tournant innatendu lorsqu'il rencontre Sasha, une blonde qui hante ses rêves depuis plusieurs années...

 

La Marche Rouge (polar - fantasy, adulte, suite de Décadence) : premier jet en cours, chapitre 14 sur 14.

Badia et Fahim ont pris des chemins différents. Le devin tente d'oublier ses chimères et a trouvé une retraite dans un Temple perdu dans la montagne. La jeune femme est quant à elle de retour à Twynte, bien décidée à rendre l'organicisme officielle...

 

Celui qui parle (roman ado) : premier jet terminé.

Le 31 décembre 1999 à minuit, la voix a disparu de la surface de la terre. Plus personne ne parle. Sauf Roméo, qui est justement né le 31 décembre 1999 à minuit. Mais ce n'est pas facile d'être Celui qui Parle, dans un monde devenu muet...

 

Les démons de l'East End (recueil de nouvelles policier / fantastique) : 4ème nouvelle en cours de rédaction : 21b Baker Street

Lors de l'été 1890, une horde de démons de l'enfer a déferlé sur Londres. La plupart ont été tués durant la première semaine. Mais les survivants se sont terrés dans l'est de la capitale britanique et commentent à l'occasion des crimes horribles...

 

A corps perdu (Bande dessinée réaliste) : découpage en cours (21 pages découpées sur 54).

Bérénice a un comportement particulier : elle utilise les choses, les gens, les boulots, puis les jette. Mais sa vie change le jour où emménage chez elle un chat qui parle.


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