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Voici la première histoire que j'ai écrite sur mon premier blog, principalement pendant les cours de TICE en seconde année d'IUFM. C'était un texte à épisode, d'où les césures.
J'espère qu'il vous fera rire.

Le village


J’habite dans un petit village, perché au sommet d’un colline. En bas de mon village, il y a un petit bois et des champs. Mon village est le plus beau du pays, le plus propre, le plus calme. Dans ce village, les habitants sont heureux. Ils ne se disputent pas, ne se jalousent pas, ne se battent pas. Ils ont des occupations saines, comme le jardinage, la cueillette, les jeux en famille.

Les habitants de mon village ne connaissent pas grand chose d’autre que le village, et c'est ça qui les rend heureux. Comme ils ne sortent pas du village, ils se marient entre eux, et tout le monde se ressemble. C’est rigolo. Ici, tout le monde est un peu frère, et tout le monde s’aime.

Parfois, un habitant du village n’est pas content, parce qu’il aimerait savoir ce qui existe au-delà du village, alors un ancien du village va le voir et l’habitant va mieux. Ou alors, des fois, on ne le revoit plus du tout.

Le jeu préféré des hommes du village, c’est le lancer de rondin. On prend un rondin de bois (le bois en dessous du village) et on le lance le plus loin possible.

Le jeu préféré des femmes du village, c’est la course à la lessive. Celle qui gagne, c’est celle qui a fini sa lessive au lavoir (parce qu’on a aussi un lavoir) la plus vite.

Le jeu préféré des enfants du village, c’est le « je te tape sur la tête ». C’est un jeu où on se tape sur la tête. Je suis très fort à ce jeu.

***

Un jour, un homme est arrivé au village. Il a dû laisser sa voiture au bois, parce qu'il n'y a pas de route qui arrive au village. Il a dit qu'il voulait parler au chef. En fait, il disait vouloir voir le mère. Ça m'a paru bizarre. Déjà, je sais qu'on dit la mère et pas le mère, et il ne savait pas de quelle mère il s'agissait. Alors on l'a conduit au chef.
Moi, je ne sais pas ce qu'ils se sont dit, le monsieur et le chef, parce qu'avec les copains, on est descendus voir la voiture. On n'en voit vraiment pas souvent. Elle était rigolote, toute blanche avec un gros dessin sur les côtés, un & orange et rouge. Alors, y'a Louis qui a dit "on la démonte !!", et comme Louis, il est très fort (il gagne souvent au jeu de "je te tape sur la tête"), on a démonté la voiture du monsieur. C'était marrant.
Le soleil était monté au plus haut du ciel et le monsieur est revenu en courant. Il avait les cheveux tout ébouriffés, sa chemise n'était plus attachée et il avait la peau rouge. On aurait dit que les hommes du village avaient essayé de jouer à "je te tape sur la tête" avec lui. Quand il a vu que sa voiture était en petits morceaux, il a fait une tête terrible. Il a ouvert la bouche et il s'est tiré les cheveux dans tous les sens en criant : "j'aurais dû les croire. J'aurais dû les croire." Alors il a pris un sac qui était sur un fauteuil de la voiture (on avait rien dérangé en les démontant) et il a suivi la route en courant.
Le soir, mon papa m'a dit que le monsieur voulait nous apporter des choses de la ville et que ces choses ne nous serviraient pas et nous rendraient moins heureuses qu'aujourd'hui.
Il explique bien, mon papa.

***

Un jour, alors que les hommes du village jouaient au lancer de rondin, y'a une femme qui a pris un rondin sur la figure. Elle a roulé jusqu'en bas de la colline et après elle était à plusieurs endroits à la fois. Il paraît. Le soir, j'ai demandé à mon papa si la dame allait bien. Mon papa m'a dit qu'elle avait rejoint le paradis des hommes elle ne se ferait plus jamais mal. Je trouvais ça rigolo parce que j'avais plutôt l'impression qu'elle avait rejoint le bas de la colline.
Le lendemain, Louis, il avait une autre version. Il a dit "Elle est morte, les hommes l'ont enterré sous la terre et elle est en train de se faire manger par les vers de terre".
"Mais pourquoi elle est sous terre ?"
"Passquelle est morte."
"Et pourquoi elle se laisse manger par les vers de terre ?"
"Passquelle est morte."
"Et ça veut dire quoi, morte ?"
"Pfff, chais pas."
Personne savait ce que c'était qu'être morte, alors j'ai demandé à mon papa. Papa il a begayé qu'il fallait qu'il parte machiner un truc quelque part et qu'il voulait savoir comment je connaissais ce mot. "Louis", j'ai dit.
Après, on a plus vu Louis pendant quelques jours.
Je crois que mon papa lui a cassé la gueule.

***

Bien-sûr que je sais qu'il y a d'autres villages ! Même que je sais que dans les autres villages, y'a des écoles et que les écoles c'est nul. Dans les écoles, les enfants sont toute la journée assis et écoutent ce qu'un adulte leur dit. En fait c'est là qu'ils apprennent la vie, dans une boîte. C'est quand même mieux dans le village : ce sont les femmes et les anciens qui nous apprennent les choses importantes, comment chasser, comment pêcher, comment rester propre pour éviter les maladies, comment entretenir le village, comment jouer au jeu du lancer de rondin (moi, je suis encore trop petit) et comment se comporter avec les autres. Les trucs utiles, quoi.
Ah ouais, ils essaient aussi à nous apprendre à lire mais ça avec les copains on aime pas trop parce que c'est dur et on sait pas à quoi ça sert. Mais il paraît que dans les autres villages, les enfants ils apprennent tous à lire et que ça leur sert tout le temps. Enfin, c'est Victor qui dit ça mais on sait tous que Victor c'est un gros menteur. D'ailleurs il dit aussi qu'au-delà des collines y'a des villages tellement gros qu'on peut pas voir toutes les maisons en une fois, et que certaines maisons sont aussi grandes que le plus gros des arbres de la forêt et que dans ces super-grands villages tout le monde se déplace avec la voiture et qu'il faut savoir lire pour survivre dans ces villages. N'importe quoi.
Un soir, avant de dormir, j'ai demandé à mon papa si c'était vrai, les super-grands villages, les super-grandes maisons, les voitures et tout ça. Mon papa il a pas trop su répondre et il m'a dit que je devais aller au lit.
Peut-être que Victor, c'est pas un si gros menteur, tout compte fait.

***

J'ai longtemps cru que je n'avais pas de maman. Et quand j'ai compris ce que c'était que la mort, j'ai cru que maman était morte.
J'ai toujours vécu avec mon papa. Il est fort, mon papa, et doux et câlin. Mais c'est pas une maman. Les copains, ils ont des mamans et même s'ils disent qu'ils ne lui font jamais de câlins, je suis sûr qu'ils en font quand même.
Le soir quand la nuit se couche.
Le matin pour se réveiller.
Quand ils sont tristes.
Un soir j'ai demandé à mon papa si maman était morte. Il faisait nuit et il n'y avait que le feu de la cheminée qui éclairait la pièce, mais je crois qu'il a pleuré. Et il m'a raconté l'histoire de maman :
" Ta maman n'est pas du village. Elle est arrivée ici il y a longtemps parce qu'elle en avait assez de la vie dans les grands villages, dans les grandes villes. Elle est tombée amoureuse de moi et elle est restée. Au début, c'était dur pour elle, les autres femmes la regardaient bizarrement, comme un étranger. Mais elle a fait des efforts et les autres femmes ont fini par oublier. On était tellement heureux qu'on a eu un enfant. Toi. Tu avais deux ans lorsque tout à changé. Un monsieur en voiture est arrivé. C'était le papa de ta maman. Il venait lui dire que sa femme (la maman de ta maman) était en train de mourir. Ta maman était très surprise, pas parce que sa maman était malade (elle le savait déjà), mais parce elle réalisait que ses parents savaient où elle vivait et qu'ils n'avaient pas cherché à la faire revenir avec eux. Ça l'a tellement émue qu'elle est partie voir sa maman, puis elle est allée voir ses frères, ses cousins, ses oncles et tantes (ce n'est pas comme ici où tout le monde est frère). Elle s'est rendue compte que sa famille lui manquait trop.
Alors elle a essayé de nous faire vivre dans son monde, toi et moi. Dans une grande ville où tout va vite et où les gens ne se parlent pas. Où on boit de l'eau en boîte, où on mange de la nourriture qui ne ressemble à rien. J'ai refusé. Nous nous sommes fâchés. Elle est retournée vivre avec sa famille."
Alors papa s'est retourné et a regardé le feu brûler dans la cheminée. Après il m'a donné un papier avec des traces dessus. Il m'a regardé dans les yeux et il m'a dit : " Voila comment faire pour retrouver ta maman. Tu es grand maintenant, tu as le droit de choisir." Et il s'est de nouveau retourné. J'ai regardé le papier très longtemps. Je ne comprenais rien.
Il allait falloir que j'apprenne à lire.

***

C'est pas facile d'apprendre à lire. Tous ces petits signes se ressemblent. En plus, d'après les anciens, il faut que je commence par tremper une plume dans un espèce de liquide noir et que je refasse une liste de signes sur un bout de peau tannée. N'importe quoi. Surtout qu'après, ils vont laver la peau au lavoir et ils me la ramènent toute propre. Comme si j'avais rien fait du tout.
Alors il faut que je recommence, encore et encore.
Un matin, Louis vient me voir. Louis, il est plus grand, plus fort et plus vieux que moi. Bref, il fait ce qu'il veut. Et il se met à se moquer de moi. Ça m'agace, alors je pose la plume.
"Tu sais faire, ça ?" je lui demande.
"Ouaip".
"Ca te sert à quelque chose, ici ?"
"Non"
"Et tu sais lire ces trucs ?"
"Ces lignes, bien sûr. C'est le début d'une histoire. Ca fait "J'habite dans un petit village, perché au sommet d'un colline. En bas de mon village, il y a un petit bois et des champs..."
"Ouais mais c'est facile, ça. Je suis sûr que tu sais pas lire sur le papier". Et je lui montre le bout de papier de mon papa.
"Pfff, facile. Y'a écrit qu'il faut que tu suives la petite route vers le sud pendant deux heures, que tu prennes une grande route vers l'est et qu'au bout d'un moment tu trouverais un très très grand village qui s'appelle P......... Dans ce village, il faut chercher la ...euh...Grand Rue et le....numéro 8. Je comprends pas. C'est quoi ce machin ?"
Louis, il est plus grand, plus fort e
t plus vieux que moi. Mais j'ai pas dit qu'il était plus intelligent.

***

Partir du Village.
Chercher ma maman.
Pendant plusieurs nuit j'en ai rêvé, et à chaque fois je me perdais dans les villages immenses où les grosses maisons essayaient de me manger. Et je me réveillais, mort de peur. Mais en même temps, je mourrais d'envie de voir ma maman, de lui parler, de la serrer dans mes bras.
Je connaissais le chemin, gravé à jamais dans ma tête, et j'étais capable de faire le chemin à pied. Marcher des jours et des nuits dans le froid sans manger, je pouvais le faire. Mais je ne savais pas lire et j'avais bien compris qu'en dehors du village, il fallait savoir lire pour survivre.
Alors j'ai eu cette idée...une idée géniale...et plein d'enfants ont marché dans mon idée. Il y en avait tellement qui voulaient venir avec moi qui je ne savais pas comment faire pour choisir mon équipe. Même certains qui n'avaient pas vu le papier. Même des filles.
J'ai fait mon choix patiemment, en faisant jurer les participants de ne pas en parler aux adultes, et à la fin on était 5 à partir. C'est marrant, tout le monde avait à peu près un an d'écart et j'étais le plus jeune. Y'avait :
Victor, parce qu'il était fort et qu'il savait se battre.
Jérémie, parce qu'il courrait vite.
Boris, parce que chez lui on mange beaucoup et qu'il pouvait nous fournir plein de bouffe.
Lucas, parce qu'il lisait super bien et super rapidement.
Et moi j'étais le chef, parce c'était moi qui avais trouvé la carte.
La carte au trésor !

***

On est partis la nuit, un soir où il ne faisait pas trop froid. On a descendu le chemin jusqu'au petit bois et on était fous de joie. On a longé le chemin jusqu'à la deuxième route et on était tout excités. On a suivi la route jusqu'à voir le soleil se lever et on était très fatigués.
Lucas voulait rentrer chez lui. On l'en a empêché. "Un trésor comme ça, ça se mérite", a dit Victor.
"Je veux plus de trésor, je veux un lit", a répondu Lucas.
"Et moi j'ai faim", a dit Boris.
Alors on s'est enfoncé dans le petit bois du bord de la route, on a trouvé un endroit sec, on a mangé un peu, beaucoup, et on a dormi une bonne partie de la journée. Moi, j'ai mal dormi. D'ailleurs, j'avais mal mangé aussi, mais j'ai rien dit aux autres. Au réveil, on avait tous des têtes en biais mais on avait le sourire. Quelle aventure, quand même !!
Et on s'est remis en marche. C'est fou le nombre de voitures qui sont passées sur la route. Au début, elles nous faisaient peur et on se cachait dans les hautes herbes du bord. Elles faisaient tellement de bruit ! Mais au bout d'un moment, on s'est habitués et on se contentait de rester au bord de la route.
On était heureux, on avait dompté les voitures. Alors Victor s'est mis à faire des signes aux voitures en criant. Il disait qu'il avait vu son père faire ça souvent. Il mettait ses majeurs en avant en tirant la langue. Nous, on trouvait ça bizarre au début, et puis ça nous a amusé et on a fait pareil.
Le problème, c'est quand une voiture s'est arrêtée.

***

Un grand type tout blanc, tout sec, avec une moustache qui couvrait toute ces joues. Il a sauté hors de sa voiture et il a hurlé :
"Bande de petits vauriens, vous devriez être à l'école au lieu de faire des saloperies aux passants !". Alors Victor il a vu rouge. Il s'est avancé vers le grand gars, il a levé le poing et il l'a assommé d'un seul coup. Tout le monde a fait "Ohhhh !!".
Notre héros, Victor.

Et alors Lucas (Lucas il est un peu mou, mais il peut avoir des idées super) il a dit : "Faut lui piquer la voiture, on arrivera plus vite et on pourra ramener le trésor."

Notre héros, Lucas.
On s'est tous entassés dans la voiture et on a laissé Victor monter à la place d'où on conduit. Avec Victor, on a remué toutes les manettes de la machine, mais on a pas réussi à la faire bouger.
Alors on est descendus de la voiture, on a vérifié que le gars était bien assommé et on a continué à marcher le long de la route. Dommage.

***

Les voitures, on ne peut pas les conduire. Les vélos, si.
On a déjà eu un vélo dans le village. Quelqu'un d'extérieur avait dû l'oublier là. Pendant des jours et des jours, on s'est amusés à monter dessus jusqu'à ce qu'il se casse en trop de morceaux pour être réparé. En tout cas, nous cinq, on savait comment tenir sur un de ces engins.
Après les voitures, on s'est fait doubler par tout un tas de vélos. Des milliards, on aurait dit. En un gros troupeau.
C'étaient pas des vélos comme celui qu'on avait déjà vu. Ils étaient très fins et ils avaient l'air d'aller très vite.
Victor et Boris ils ont eu l'idée d'en récupérer quelques uns, en mettant par terre leurs occupants. Ils ont fait ça aux vélos de la fin, ceux qui étaient tous seuls. Et les occupants, on les a mis dans l'herbe, pas très loin de la route. Assommés.
Alors on est partis en vélos, tous en file indienne. C'est vrai qu'ils allaient vite. Mais pas autant que le troupeau qu'on avait vu passer parce qu'on a pas pu le rattraper (et pourtant on a pédalé vraiment très fort).
Le soleil allait se cacher quand on a vu une grosse masse apparaître devant nous. Je suis tombé de vélo. Jérémie a crié un paquet de gros mots. Boris est devenu tout vert. C'était un village, mais un village ééééénorme. Avec des maison partout, très très près les unes des autres, et pas du tout d'arbres !
Lucas a poussé un cri et a montré une sorte de bout de ferraille avec un truc écrit dessus : c'était la même chose que sur le papier de mon papa.
On était arrivé.

***

Le gros village, c'était l'enfer. Du bruit, du mouvement, des coins, des couleurs, des voitures partout partout, de la fumée qui pique les yeux et la gorge, des gens énervés, des odeurs étranges...
Et des écrits partout. Lucas en avait mal aux yeux à force de lire et on essayait de l'aider. On avait compris qu'on cherchait "Grand Rue" écrit quelque part. Mais où ? Heureusement qu'une gentille dame s'est approchée de nous et nous a demandé ce qu'on cherchait. Victor voulait la cogner mais on a réussi à l'en empêcher. On a montré le papier, la dame nous a montré le chemin. Facile.
On a marché longtemps en guettant les panneaux bleus accrochés aux murs (c'est la dame qui nous avait expliqué ça) et on a fini par tomber sur la "Grand Rue".
Victoire totale. On avait trouvé le trésor. Tous les copains avaient le sourire jusqu'aux oreilles mais moi j'avais une boule dans le ventre. J'allais devoir expliquer aux autres que je leur avait menti, mais ils ne m'en voudraient pas. Ça se passe comme ça au village.
C'est surtout que j'allais voir ma maman...
On était devant le 8. C'était une grande maison. Pas très très, par rapport aux autres, mais un peu quand même. Juste grande comme 2 ou 3 fois une maison du village. J'ai appuyé sur un bouton blanc, comme m'avait expliqué un monsieur qu'on venait de croiser, et j'ai entendu une voix.
Une voix de femme.
Une voix magnifique.
J'avais envie de pleurer. J'ai dit "maman ?"

***

- C'est toi, mon...mon petit chéri ???"
C'était elle, je le savais, je le sentais. La porte s'est ouverte, toute seule, avec un grésillement. Je l'ai poussée, je me suis précipité dans la grosse maison et j'ai vu ma maman. Je me suis blotti contre son ventre. C'était chaud, doux, tendre.
Je sentais des larmes couler sur mes joues et le bonheur me tomber dessus, quand j'ai entendu les autres venir derrière moi.
- Maman, j'ai entendu. C'était la voix de Boris.
- Maman, a aussi fait Lucas.
- C'est toi ? a dit Victor.
Je me suis retourné.
- Mais non, c'est ma maman !! j'ai crié. Y'a pas de trésor, je voulais juste la retrouver.
_ Nous aussi, a dit Jérémie. Il avait les yeux tout rouges. Nous aussi, c'est notre maman.
J'ai regardé ma maman. Elle souriait. Elle m'a caressé les cheveux et elle m'a dit :
- Tu sais, j'étais dans le village depuis longtemps avant de tomber amoureuse de ton papa. Et avant lui, je suis tombée amoureuse d'autres hommes du village.
Alors là, je me suis senti tout drôle et je suis tombé dans les pommes. Enfin dans les bras de maman.

Je me suis réveillé au village. Chez moi. J'ai cru entendre une voix de femme et j'ai bondi de mon lit. Mais elle était partie. Il n'y avait que mon papa.
Il avait l'air triste, il ne m'a pas regardé quand il a dit :
- Je suis content que tu l'aies fait. Maintenant tu sais.
- Ouais, je sais.
Tu parles que je sais, maintenant. Je préférais avant.



FIN

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Lors de l'été 1890, une horde de démons de l'enfer a déferlé sur Londres. La plupart ont été tués durant la première semaine. Mais les survivants se sont terrés dans l'est de la capitale britanique et commentent à l'occasion des crimes horribles...

 

A corps perdu (Bande dessinée réaliste) : découpage en cours (21 pages découpées sur 54).

Bérénice a un comportement particulier : elle utilise les choses, les gens, les boulots, puis les jette. Mais sa vie change le jour où emménage chez elle un chat qui parle.


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