Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 09:24
rebond.jpgA l'heure où mon projet d'édition de mon roman Alienation tombe à l'eau, une bonne nouvelle arrive dans ma boite aux lettres : le 15ème numéro de l'excellent fanzine AOC.
Et au sommaire... L'homme qui rebondit.
Il paraît que c'est des meilleures nouvelles que j'ai écrite jusqu'à présent, et c'est en tout cas la plus originale. J'aurais sans doute dû la proposer aux magazines sérieux, avec une forte probabilité de rejet, mais j'ai préféré persister dans le fanzinat. Plus sympatique, plus ascessible, plus social.
Un lien pour plus d'infos et pour commander le numéro :
http://www.presences-d-esprits.com/boutik/product_info.php?cPath=23_22&products_id=110
Repost 0
Published by Sylvain Lasju - dans Mon actualité littéraire
commenter cet article
14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 17:53
Un article sur Alienation, sur le site de l'éditeur : ici. En fait d'article, c'est plus un teaser, un texte qui donne envie de lire le livre. Est-ce que ça marche ?
Repost 0
Published by Sylvain Lasju - dans Mon actualité littéraire
commenter cet article
11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 12:54

Ce texte n'a presque ni queue ni tête. Il se base sur le livre (génial) de Georges Perec (http://www.telerama.fr/livre/l-art-et-la-maniere-d-aborder-son-chef-de-service-pour-lui-demander-une-augmentation,35283.php pour un court extrait), écrit sans aucune ponctuation. Mon écrit, au contraire, utilise de nombreux signe de ponctuation, dans un souci de simplification (car il faut toujours – toujours – simplifier).

Toute douleur craniène suite à cette lecture ne serait que pure coincidence...


Le choix du moyen de transport pour se rendre en centre-ville

Bonvoiture-velo.jpgjour. Nous allons aujourd'hui nous pencher sur cette question classique, que dis-je ce cas d'école, que je nommerai " le choix du moyen de transport pour se rendre en centre-ville ". Dans un souci de simplification – car il faut toujours simplifier dans la vie, autrement tout devient incroyablement compliqué – nous nous cantonnerons à deux choix et seulement deux, à savoir la voiture et le vélo. Nous nous demanderons donc dans un premier temps si nous (je dis nous pour simplifier – car il faut toujours simplifier – mais cela peut impliquer une personne comme deux ou trois ou quatre ou davantage) si nous, disais-je, habitons près ou loin du centre-ville où nous comptons nous rendre, considérant en passant que le seul cas de figure qui ne se pose pas est celui où nous habitons au centre-ville (auquel cas nous nous y rendrons à pieds, à moins que le dit-centre-ville soit extrêmement grand ou qu'il nous soit difficile, voire impossible, d'envisager la marche à pied comme moyen de transport, peut-être par choix ou à cause d'une infirmité physique que nous ne détaillerons pas ici). Ainsi deux cas de figure se présentent : ou nous habitons près ou nous habitons loin du centre. Si nous habitons loin, le vélo semble être à proscrire, à moins que nous soyons particulièrement sportifs ou que nous aimions les longues balades à vélo (mais dans un tel cas, il s'agit d'une balade et non d'un trajet utilitaire qui, précisons-le, consiste à nous rendre en centre-ville pour un rendez-vous, une course, un besoin pressant, enfin un but important qui élimine de fait toute velléité de flânerie). Si nous habitons près du centre, c'est dire à une distance qui implique de se questionner sérieusement sur le moyen de transport à emprunter, à savoir le vélo ou la voiture, nous nous demanderons dans un premiers temps s'il fait froid. Dans l'éventualité où il ne fait pas froid, c'est à dire où la température est agréable, sans être non plus chaude, voire caniculaire (nous nous épargnerons cette éventualité dans un souci de simplification car il faut toujours simplifier) nous irons observer la voiture et nous noterons si elle est bien garée ou si son stationnement présente la moindre incidence sur la circulation des autres véhicules ou des piétons. Dans ce dernier cas, le choix est évident : il faut l'utiliser pour nous rendre dans le centre, afin d'éviter que notre monture ne continue ainsi de gêner par sa présence la fluidité du trafic roulant et marchant. Dans le cas où le véhicule est parfaitement bien garé, nous nous rabattrons sur le vélo, non sans nous être posé une autre question : Sommes-nous en forme ? Si nous pouvons répondre à cette question par la négative, nous jetterons notre dévolu sur l'engin motorisé, qui a l'avantage de ne pas solliciter notre capital musculaire outre mesure. Par contre, si nous répondons oui à cette question, nous serons bien inspirés d'opter pour la bicyclette, le VTT ou le type de vélo que nous aurons à disposition. Revenons maintenant à notre première question, celle qui concernait le climat – et plus précisément la température extérieure – et envisageons qu'il fasse froid. Nous ferons alors quelques pas en direction de notre carrosse et observerons le dépôt éventuel de givre sur les parties vitrées qui composent ce dernier. Si la voiture est gelée, nous chercherons la gratounette (la fameuse gratounette que l'on a toujours sous la main en été et qui a tendance à disparaître dès que le mercure descend en dessous de zéro degrés Celsius). Si nous trouvons cette gratounette – bingo ! – utilisons-là pour gratter vigoureusement les parties vitrées de notre véhicule, en insistant particulièrement sur le pare-brise et la vitre arrière, et rangeons-la dans un endroit nous permettant de la retrouver facilement la prochaine fois (par exemple dans un vide-poche, dans la boîte à gants ou dans tout autre emplacement de notre convenance). Si nous ne la trouvons point, considérons un instant la possibilité de conduire sans visibilité – et oublions-la aussi sec – et faisons tourner la clef de contact (après avoir mis la main dessus, ce qui n'a rien d'évident lors qu'on a passé son temps à chercher la gratounette) faisons-la tourner, disais-je, dans l'encoignure qui permet de démarrer le véhicule, pour faire disparaître le givre par l'augmentation de la température à l'intérieur de l'habitacle. Mais cela ne simplifie pas les choses et ne nous aide pas à choisir. Considérons donc, pour simplifier (car il faut toujours simplifier, je me tue à vous le répéter) qu'on puisse tout simplement revenir au questionnement concernant notre forme physique et notre propension à actionner les pédales avec suffisamment de force pour faire mouvoir notre masse (ainsi que celle du vélo (ce qui n'a rien d'évident (notamment dans les côtes))) auquel cas le fait que la voiture soit gelée, la gratounette introuvable et le mercure contracté ou dilaté dans le capillaire n'a pas plus d'importance que celle que nous voulons bien lui accorder, et le choix initial, à savoir le mode de transport à utiliser pour se rendre au centre-ville, s'effectuera principalement en tâtant nos mollets.

Repost 0
Published by Sylvain Lasju - dans Ecriture
commenter cet article
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 15:09

Leda.jpgCe texte est issu de la session d'ateliers du 2 février 2010, réalisé selon une variante de la technique de Caradec, à l'aide de Amphitryon 38 de Jean Giraudoux.


Est-ce que la reine Terre arrive à l'idée ?

Est-ce que la reine Création arrive à la robe ?

Est-ce que la reine Hercule arrive à la femme ?

Est-ce que la reine Adultère arrive au mari ?

Est-ce que la reine Patience arrive à la réponse ?

Est-ce que la reine Consentement arrive au compte ?

Non seigneur, la reine Léda arrive au palais.

Ce texte est construit selon les lois du hasard. Mais il parvient selon moi à distiller quelque chose qui tient autant du bricolage que de la poésie (ce truc, je le comprends depuis peu, qui se permet d'utiliser les mots en dehors de leur utilisation formelle et produit des textes sans pour autant vouloir raconter une histoire, en un mot, qui est une forme d'art)

Repost 0
Published by Sylvain Lasju - dans Ecriture
commenter cet article
28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 09:29
Voici un extrait du roman Alienation. Bonne lecture...

La façade terne du Comité s’imposa devant les deux comparses, réduisant leurs bavardages au niveau zéro. Il était en effet impossible de ne pas remarquer le panneau aux dimensions impressionnantes qui la dominait. Léocadie fut toutefois déçue de constater que ce n’était qu’une devanture miteuse aux carreaux sales placée au pied d’un ensemble de logements sociaux vétustes. Une odeur d’urée lui piqua le nez lorsqu’elle s’arrêta sur le trottoir. Elle se demanda soudain pourquoi Gino avait été si impatient de lui montrer cet endroit, au point d’en avoir abandonné sa séance de caricatures place Saint-Silain.

Allons-y, invita le peintre, excité comme un jeune chien. Tu vas voir, tu vas voir…

Léocadie, dubitative, n’avait pas esquissé le moindre mouvement. Elle fut subitement entraînée par le bras en direction du local. Lorsque la porte s’ouvrit, un tintement cristallin retentit comme dans les vieilles échoppes dont Sophie était friande, et une odeur de moisi vint remplacer celle de l’urine. Elle pénétra dans une pièce oblongue, étriquée et sombre. Les murs, anciennement crépis, tombaient en fins lambeaux sous l’effet du vieillissement et des insectes morts jonchaient le sol aux endroits que le balai ne connaissait pas. Gino s’approcha du seul bureau qui trônait au fond de la pièce et salua son occupante. Cachée derrière un système média datant du siècle dernier, cette dernière ne bougea pas un muscle. Léocadie n’entendit que sa voix éraillée par l’abus de cigarettes qui disait :

Bonjour, mon grand fou.

Léocadie s'avança et tenta un bonjour léger et suave. Une tête émergea alors de derrière l’écran de contrôle, bouffie, pâle, et plantée de petits yeux rapprochés.

Qui c’est ? demanda-t-elle à Gino. Encore une de tes conquêtes ?

Perdu, répondit-t-il en toute modestie. C’est une nouvelle adhérente.

Un sourire illumina le visage congestionné de la présidente du Comité.

Ha, c’est bien de voir des nouvelles têtes. On en a bien besoin, ces temps-ci. Comment s’appelle-t-elle, cette nouvelle tête ?

Léocadie, répondit-elle d’un ton tranchant.

La présidente fit une moue perplexe. Elle ressemblait à un pitbull contrarié.

Ma foi, brailla-t-elle de sa voix rauque, je savais qu’on avait le droit d’appeler ses drôles n’importe comment, mais j’avais encore jamais vu de prénom comme ça.

Léocadie s’abstint de tout commentaire et conserva une attitude aussi calme que possible. Elle demanda simplement :

C’est ici le fameux comité révolutionnaire ?

Ben oui, dit-elle en ouvrant ses bras en signe d’impuissance et en les laissant retomber à plat sur son bureau gris. C’est pas très reluisant, mais c’est mieux que rien.

Léocadie est Marxiste, laissa échapper Gino visiblement fier d’avoir retenu le mot.

Tu sais mon gros, commenta la présidente, ici, on fait feu de tout bois, du moment qu’il y a un peu de liquide au bout. T’as de l’argent ma belle, du moins je l’espère, parce que sans monnaie, pas de comité. C’est que j’ai une boutique à faire tourner, moi !

A suivre...



Repost 0
Published by Sylvain Lasju - dans Mon actualité littéraire
commenter cet article
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 17:33

Texte écrit le 9 février 2010, durant la deuxième séance d'ateliers d'écriture.

Contrainte : placer des mots inusités. Ici :

AZOR (n. m.) Nom fréquemment donné aux petits chiens, d'après l'amant d'Angélique dans l'Orlando furioso de l'Arioste.

CHAPE CHUTER (v.) Faire un léger bruit.

COMTISER (v. a.) Donner le titre de comte

EN-TOUT-CAS (n. m.) Espèce de parapluie qui est plus petit que la forme ordinaire des parapluies et un peu plus grand qu'une ombrelle, et qui sert à abriter de la pluie ou du soleil.

PET-EN-L'AIR (n. m.) Robe de chambre qui ne descend que jusqu'au bas des reins, et qui est en étoffe légère

TÂTE-POULE (n. m.) Terme populaire. Sobriquet que l'on donne à un homme qui s'occupe de soins domestiques, de choses trop minutieuses.

TRITRILLE (s. m.) Jeu de cartes auquel prennent part trois personnes ; il se joue avec trente cartes seulement.


Le pet-en-l'air et l'en-tout-cas

lit_baldaquin.jpg

Charles-Geoffroy se leva du pas jovial et léger des hommes qui viennent de passer un bon moment. Il enfila un pet-en-l'air et se posta devant la fenêtre entrouverte dont les rideaux tirés laissaient pénétrer dans la chambre un soleil estival et une odeur d'herbe coupée. Au dehors, un petit azor têtu cherchait des noises à un chat tigré tandis qu'un majordome arrosait les hortensias avec application.

Dans son lit à baldaquin une forme chape chuta sous les draps de soie. Une frimousse féminine en émergea. Charles-Geoffroy l'observa du coin d'œil et s'enorgueillit de la beauté de ce visage. Des yeux en amande, pétillants de malice ; des pommettes roses ; de cheveux bouclés, couleur de blé mûr et une bouche à la moue éternellement coquine.

La belle sortit du lit et, nue, rejoignit son amant près de la vitre.

_ Vous avez fait des progrès, mon cher Charles. Est-ce de vous être fait comtiser qui vous donne des ailes ?

Charles-Geoffroy de la Brusselière, comte du Brou de Saindoux, plissa les yeux de contentement. Deux compliments dans la même phrases, sa jolie compagne s'y entendait en flagornerie.

_ C'est que j'ai et beaucoup d'entraînement, rétorqua-t-il. Ce lit n'a pas le temps de refroidir.

La demoiselle recula en fronçant les sourcils.

_ Vous êtes un mufle, darda-t-elle, et un tâte-poule !

Tout en parlant, elle donna un tape à une statuette, qui s'échoua sur la moquette rose. Le comte suivit le geste et se retint de ramasser l'objet, pour ne pas lui donner raison. Un sourire ourla ses lèvres, que surmontait une fine moustache.

_ Tâte-poule, peut-être. Mais vous ne vous êtes jamais offusquée de jouer la poule.

La jeune femme effleura les draps dorés de ses doigts graciles, cherchant du regard un objet dans la pièce. Elle jeta son dévolu sur un en-tout-cas couleur nuit d'été, négligemment posé contre un secrétaire. Elle l'attrapa fermement, le fit tournoyer autour de son poignet et l'ouvrit brusquement, comme pour dissimuler ses charmes à son richissime amant. Elle joua un moment avec son cache-sexe improvisé, le laissant tourner comme une roue de vélo, dans un sens puis dans l'autre, sous le regard placide de Charles-Geoffroy. Finalement, elle replia l'objet, en caressa amoureusement le pommeau de bois bandé, lequel était finement orné de serpents entremêlés, et s'allongea langoureusement sur le lit.

_ Et bien, cher ami, je crois que j'ai trouvé le digne successeur de vos mains baladeuses. Vous pouvez désormais nous laisser et aller jouer au tritrille.

Repost 0
Published by Sylvain Lasju - dans Ecriture
commenter cet article
13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 13:36

Second texte écrit lors de la première séance d'ateliers d'écriture, tenue en toute clandestinité chez moi... Les contraintes sont données après le texte.


Le bain et moi

bain.jpgVous connaissez le dicton qui veut que l'on est toujours dérangé lorsqu'on prend son bain ? Téléphone, visite surprise, coupure d'électricité... Et bien je peux vous assurer que c'est vrai. C'est pourquoi je prends toujours mes précautions quand je m'immerge : je décroche le téléphone, je ferme la porte à double tour et je ne lance aucun appareil électrique. Mais malgré toutes ces précautions, ça ne rate jamais.

Parfois ça prend la forme banale d'un recommandé avec accusé de réception, d'autres fois celle, plus vicieuse, du téléphone portable, oublié dans la salle de bain, ou celle, franchement fourbe, du chauffe-eau qui a des ratés. Mais lorsque ça frise l'insolence, c'est quand la famille s'en mêle.

Je lui avais dit, à mon fils, que je n'étais là pour personne, y compris lui. Mais il avait besoin de sa maman pour l'aider à faire ses devoirs. Là. Dans l'instant. Sans délai. Que je sois prof d'espagnol ne me donne pas réponse à tout, que je sache, surtout si on me soumet un problème de mathématiques. Alors quand Arnold ma demandé de son ton pressant, à travers la porte, si le carré et le logarithme c'était bien la même chose, j'ai dit oui.

Il y a des limites, quand même.


Un lieu : dans un baignoire

Un personnage : Une prof d'espagnol

Une action : mentir à son fils

Repost 0
Published by Sylvain Lasju - dans Ecriture
commenter cet article
11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 16:18
Tout est dans le titre. Je me suis amusé à un montage vite fait :

croix-tudale.jpg

Ca fait bizarre de voir son nom sur une couverture.... même factice.

Edit 1 : un article sur moi sur le site de l'éditeur.
Edit 2 : D'autres essais. J'espère que vous allez me donner votre avis sur ces différentes moutures
couverture2.jpgcouverture3.jpg
Voilà c'est tout pour l'instant.
Repost 0
Published by Sylvain Lasju - dans Mon actualité littéraire
commenter cet article
8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 09:47
roman.jpgCa avance, la publication d'Alienation...

Voici ce que j'avais commencé à rédiger comme 4ème de couv' :

Bordeaux, 3 heures du matin, un miteux plateau de médiavision. Léopold Tudal réussit le miracle qu'il avait annoncé et multiplie les parapluies, devant un public médusé. Il s'annonce comme le nouveau messie et assure qu'il va apporter le bonheur aux hommes.

Périgueux, 3 heures du matin, un appartement miteux. Léocadie, une jeune femme sans argent, sans emploi et sans famille, assiste en direct au miracle. Elle réalise bientôt que la montée en puissance de la nouvelle religion n'a rien de naturel et décide de l'opposer à ce phénomène. Qui sortira vainqueur de cette confrontation ? Et qui est véritablement ce messie, qui semble lire dans les pensées se joue de tous ses difficultés avec une difficulté déconcertante ?


Et voic
i celle que propose mon éditeur :

"Dieu m’est apparu et m’a éclairé sur la réalité de mon enfance. Je sais désormais que mon abandon, mon enfance et tout ce qui m’est arrivé depuis ne sont pas fortuits. Cela fait partie d’un Plan, d’une volonté divine. Dès ma naissance, j’ai donc été choisi, formé, éduqué, façonné pour accomplir mon destin sur cette terre. Je suis l’instrument de Dieu"


Il se passe de drôles de choses à Périgueux, au pays des Pétrocores ! Surtout depuis que le Tudalisme a entrepris d’occuper tous les espaces media pour y imposer sa propre vision de la foi et le rôle qui devrait être celui de l’Eglise d’aujourd’hui…


Sylvain Lasjuilliarias qui vit à Périgueux a été Professeur des Ecoles et Aliénation est son premier roman.


Plus mystérieuse, plus courte, elle ne dévoile pas l'histoire. Elle laisse l'imagination gambader. Peut-être aussi qu'on reste un peu sur sa faim, aussi. Qu'en pensez-vous ?
Repost 0
Published by Sylvain Lasju - dans Mon actualité littéraire
commenter cet article
4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 11:50

Un texte écrit lors de ma première séance d'atelier d'écriture, animé par moi. L'exercice est un logo-rallye : La consigne est de placer, dans l'ordre, 10 mots.

Ces mots sont soulignés (et le texte est un peu différent de ce que j'avais écrit ce soir-là, mais il ne faut pas le dire...)

avion.jpgRaoul est un homme chanceux. Il habite près de l'aéroport, en gros à deux ou trois cent mètres. Toutes les huit minutes environ, son appartement tremble tellement qu'il regrette de ne pas loger à l'hôtel. Les tableaux se décrochent, les meubles s'entrechoquent, son argent tombe de ses poches. Raoul n'a jamais essayé d'amener ses conquêtes chez lui. En huit minutes, c'est dur de faire l'amour. Raoul se tient au courant de l'avancée technologique des procédés anti-vibration. Il aurait aimé que quelqu'un invente nu moyen de les empêcher, et que son appartement ne soit plus le théâtre d'un séisme à chaque décollage. Mais ça n'est pas encore arrivé. Raoul n'a pas peur de déranger les voisins ; il peut mettre la télé à fond, la radio aussi. Des voisins, il n'en a pas. De télé non plus, d'ailleurs.

Raoul est un homme chanceux. Il a hérité d'un logement au bord d'un aéroport. Une vraie maison. Contrairement à des milliers de sans abris, il a un toit pour vivre. Il peut même regarder passer les avions de sa fenêtre. Raoul, voit la vie du bon côté, et normalement tout le monde devrait faire pareil.

Repost 0
Published by Sylvain Lasju - dans Ecriture
commenter cet article

Avancée des différents projets

Voici tous mes projets actuels, avec leur nature et leur état d'avancement.


 

Rêve de papier (Roman ado) : V3 terminée, en recherche d'un éditeur.

Depuis que son père a disparu, Martin note ses rêves sur des blocs notes. Sa vie prend un tournant innatendu lorsqu'il rencontre Sasha, une blonde qui hante ses rêves depuis plusieurs années...

 

La Marche Rouge (polar - fantasy, adulte, suite de Décadence) : premier jet en cours, chapitre 14 sur 14.

Badia et Fahim ont pris des chemins différents. Le devin tente d'oublier ses chimères et a trouvé une retraite dans un Temple perdu dans la montagne. La jeune femme est quant à elle de retour à Twynte, bien décidée à rendre l'organicisme officielle...

 

Celui qui parle (roman ado) : premier jet terminé.

Le 31 décembre 1999 à minuit, la voix a disparu de la surface de la terre. Plus personne ne parle. Sauf Roméo, qui est justement né le 31 décembre 1999 à minuit. Mais ce n'est pas facile d'être Celui qui Parle, dans un monde devenu muet...

 

Les démons de l'East End (recueil de nouvelles policier / fantastique) : 4ème nouvelle en cours de rédaction : 21b Baker Street

Lors de l'été 1890, une horde de démons de l'enfer a déferlé sur Londres. La plupart ont été tués durant la première semaine. Mais les survivants se sont terrés dans l'est de la capitale britanique et commentent à l'occasion des crimes horribles...

 

A corps perdu (Bande dessinée réaliste) : découpage en cours (21 pages découpées sur 54).

Bérénice a un comportement particulier : elle utilise les choses, les gens, les boulots, puis les jette. Mais sa vie change le jour où emménage chez elle un chat qui parle.


Rechercher