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le blog de l'auteur Sylas : infos, textes courts et extraits de romans

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Crise banquaire

Ce qui suit n'est que pure fiction. Ce n'est pas du tout le sort que voudrait que subisse mon banquier. Non, c'est juste ce que m'on inspiré les mots : respiration – ventre – cafetière.

D'ailleurs, j'aime mon banquier. En plus.


La respiration par le ventre est une technique servant à réguler le stress. Henri la connaissait, la maîtrisait même. Quant à l'appliquer, il ne fallait pas exagérer.

Le canon de l'arme qu'on pointait sur lui lui semblait énorme. Une gueule démesurément grande, ronde et noire, à quelques centimètres de son nez. Ça sentait le métal, la poudre, la mort. Est-ce qu'il allait pouvoir se retenir de pisser encore longtemps ?

_ Le code, répéta l'homme qui tenait le fusil.

Henri respirait fortement et bruyamment. Il ferma les yeux, serra très fort et les ouvrit d'un coup sec. Il était toujours là, en face de lui, encagoulé, armé et agressif. Enfin, agressif, pas vraiment. Sa voix restait calme, et ses paroles n'étaient jamais grossières. Seule son action était source d'agressivité.

_ Le code. Il reste trente secondes... Après ce délai, j'appuie sur la gâchette.

Oui. Son ultimatum faisait également montre d'une certaine agressivité.

Henri craqua. Il se pissa dessus et sa respiration devint encore plus rapide. Puis il se mit à trembler et à perdre toute sensation dans ses mains. D'une position assise, il se laissa glisser au sol et tout son corps fut pris de soubresauts. Il ne sentait plus ses bras, ne pouvait plus bouger les jambes. Il ne parvenait qu'à implorer :

_ Aidez-moi !! Je peux plus bouger !!!

Depuis cinq ans qu'il était directeur de banque, Henri subissait son premier hold-up et sa première crise de tétanie.

Quelques minutes plus tard, il eut conscience d'une odeur. Une odeur réconfortante. Une cafetière faisait passer son liquide noir et réconfortant. Sa cafetière. Dans son bureau.

Il avait dû perdre connaissance... Il passa une main fébrile dans ses cheveux grisonnants et se demanda si c'était terminé, s'ils avaient réussi à forcer le coffre, si la police était intervenue, ou si le fou au fusil attendait derrière la porte qu'il revienne à lui.

Il n'eut pas long à attendre. La porte s'ouvrit et plusieurs personnes s'approchèrent de lui. On le leva, on l'épousseta. On lui fit boire quelques gorgées de café. Et l'homme s'assit devant lui. Lui. L'homme au fusil.

Mais sans fusil. Et sans cagoule. Et avec un curieux sourire. Il dit :

_ Notre compagnie d'assurance est heureuse de constater que votre établissement respecte les règles de sécurité, monsieur Robert. Vous n'avez pas donné le code et vous avez enclenché l'alarme muette. Nous allons pouvoir négocier votre contrat à la baisse.

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A
Ca c'est de l'audit ^^
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S
<br /> Aujourd'hui, les prises d'otage, c'est courant en entreprise...<br /> <br /> <br />