le blog de l'auteur Sylas : infos, textes courts et extraits de romans
On est habitués à lire ou voir des fictions mettant en scène des professionnels de la santé, de la justice OU du maintien de l'ordre et on connaît plutôt bien le vocabulaire qui y est associé. Si j'écris « Il rangea son berreta dans son holster, passa devant les cellules et la salle de garde à vue et s'installa au volant de son véhicule de patrouille. Là, il démarra, enclencha le gyrophare et... » tout le monde comprend ce qui se passe. Dans d'autres domaines, le vocabulaire technique, même s'il n'est pas vraiment compris, permet de se faire une vague idée de l'action, ou de la situation, comme dans une note précédente, où j'avais fait une recherche de vovabulaire.
Mais quel effet cela produirait-il de lire une histoire située dans un univers que l'on ne connaît pas du tout ?
Dès qu'il pénétra dans l'enceinte de la station d'épuration, Manuel comprit que quelque chose s'était passé. Il se précipita sur le synoptique de fonctionnement et releva plusieurs alarmes muettes. Le clarificateur avait un problème, sûrement un débris coincé dans la goulotte qui bloquait le pont roulant. Le venturi était monté en charge. Le bassin d'aération avait l'air OK mais des mousses s'étaient formées le long des parois. La charge hydraulique était normale mais la charge organique beaucoup trop élevée. La nitrification se passait sûrement mal.
Pas de panique, ça arrivait souvent, sur les stations forte charge sous-dimensionnées. Il allait commencer par un test de décantation, un disque de Secki et un prélèvement des mousses avant que le SATESE n'arrive. Ensuite, tirerait les boues et il mettrait les turbines en manuel pour la journée – pour booster la nitrification. La dénit se ferait dans la nuit.
Heureusement qu'il était passé par là !
Alors, (Ah, ah, ah, je ris très fort) vous avez compris quelque chose ?