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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 16:18
Tout est dans le titre. Je me suis amusé à un montage vite fait :

croix-tudale.jpg

Ca fait bizarre de voir son nom sur une couverture.... même factice.

Edit 1 : un article sur moi sur le site de l'éditeur.
Edit 2 : D'autres essais. J'espère que vous allez me donner votre avis sur ces différentes moutures
couverture2.jpgcouverture3.jpg
Voilà c'est tout pour l'instant.
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 09:47
roman.jpgCa avance, la publication d'Alienation...

Voici ce que j'avais commencé à rédiger comme 4ème de couv' :

Bordeaux, 3 heures du matin, un miteux plateau de médiavision. Léopold Tudal réussit le miracle qu'il avait annoncé et multiplie les parapluies, devant un public médusé. Il s'annonce comme le nouveau messie et assure qu'il va apporter le bonheur aux hommes.

Périgueux, 3 heures du matin, un appartement miteux. Léocadie, une jeune femme sans argent, sans emploi et sans famille, assiste en direct au miracle. Elle réalise bientôt que la montée en puissance de la nouvelle religion n'a rien de naturel et décide de l'opposer à ce phénomène. Qui sortira vainqueur de cette confrontation ? Et qui est véritablement ce messie, qui semble lire dans les pensées se joue de tous ses difficultés avec une difficulté déconcertante ?


Et voic
i celle que propose mon éditeur :

"Dieu m’est apparu et m’a éclairé sur la réalité de mon enfance. Je sais désormais que mon abandon, mon enfance et tout ce qui m’est arrivé depuis ne sont pas fortuits. Cela fait partie d’un Plan, d’une volonté divine. Dès ma naissance, j’ai donc été choisi, formé, éduqué, façonné pour accomplir mon destin sur cette terre. Je suis l’instrument de Dieu"


Il se passe de drôles de choses à Périgueux, au pays des Pétrocores ! Surtout depuis que le Tudalisme a entrepris d’occuper tous les espaces media pour y imposer sa propre vision de la foi et le rôle qui devrait être celui de l’Eglise d’aujourd’hui…


Sylvain Lasjuilliarias qui vit à Périgueux a été Professeur des Ecoles et Aliénation est son premier roman.


Plus mystérieuse, plus courte, elle ne dévoile pas l'histoire. Elle laisse l'imagination gambader. Peut-être aussi qu'on reste un peu sur sa faim, aussi. Qu'en pensez-vous ?
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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 14:56
Salut.
A la demande générale, je poste un second extrait de "A corps perdu" (extrait qui permet de mieux comprendre le choix du titre). C'est donc la même héroïne. Après son visage de jour, voici celui de la nuit. Elle est donc dans un bar et elle se laisser draguer.


 Tu te demandes bien quand ta conquête du jour va arriver lorsque tu sens une pression sur l'épaule.

_ Hey, Sophie ! C'est bien toi ?

Le gars, tu ne le connais ni d'Eve ni d'Adam mais il te colle la bise et te souris comme si vous aviez passé la primaire ensemble. Culotté, le nouveau.

_ Salut, réponds-tu, euh...

_ Marc !

Mais bien sûr ! Marc et Sophie... Tu te marres à gorge déployée. Il te reluques d'un air perplexe.

_ Marc, ça faisait un bail. Je suis bien contente de te retrouver. Tu vois, je suis nouvelle ici et je connais presque personne. Tu me payes un verre ?

Une minute plus tard, une margarita est posée sous ton nez. Le Marc a son bras autour de ta hanche. Il a une tête éberluée, comme s'il était lui-même étonnée que son plan drague fonctionne réellement. Et il parle... Tu n'écoutes un traître mot de ce qu'il raconte et tu hoches la tête d'un air concentré. Lorsque tu as terminé ton verre, tu demandes d'un ton lourd en insinuations :

_ Tu me payes un verre, chez toi ?

Ses yeux clignotent.

_ Ouais.

C'est presque en courant qu'il quitte le bar en te traînant derrière. Tout ce que tu espères, c'est qu'il ne sera pas aussi rapide au lit.

Durant la marche jusqu'à son appartement, tu temporises, tu humes l'air de la nuit et tu essaies de le faire parler de lui. Plusieurs fois, tu arrives à lui faire inventer des anecdotes qui t'impliquent et tu es émerveillée par son aplomb. Les hommes sont parfois complètement débiles.

Sur la fin du trajet, vous marchez plus lentement. Il commence à s'écouter parler, à croire à ses mensonges. C'est toi qui le presses, la main sur les fesses.

Il habite dans une maison de ville assez coquette. Il est certainement plus riche que ne le laissaient penser ses mensonges. Sur la sonnette, tu as lu Germain Faye.

A l'intérieur, il te propose le fameux verre prétexte, mais tu lui sautes dessus et le scotche sur le divan. Un peu surpris, il commence vite à se laisser aller et ses mains te caressent les fesses et le dos. Tout d'un coup, il te lance :

_ Tu veux que je mette la télé ?

Regard hostile.

_ Ça va pas, non ?

Vous continuez à vous embrasser. Tu soulèves sa chemise et tu découvre un torse glabre appétissant. De son côté, il passe ses doigts sous ton pantalon lâche, visitant fesses et cuisses.

Tu te mets debout et, un sourire coquin vissé sur les lèvres, tu fais glisser le pantalon et la culotte de coton sur tes chevilles. Aussitôt, il envoie valser son futal et sa chemise. Il est en slip... et en chaussettes. Tu regardes gravement ses pieds.

_ Vire ça.

Il s'exécute. Tu enlèves ton T-shirt et tu te colles sur lui, prête à lui arracher le slip avec les dents. Il se recule vivement.

_ Attends, t'as ??

_ Et toi, t'en a pas ?

_ Dans la chambre !

Vous allez tous les deux dans la pièce suivante, les bouches collées, les mains baladeuses, le souffle rauque. Vous vous retrouvez enlacés sur le lit, prêts à passer à l'acte. Comme prévu, il enfile son capuchon avant de s'intéresser à ton anatomie la plus intime.

En missionnaire, tu as une vue imprenable sur les mimiques de son visage. Les sourcils se froncent, les paupières se retroussent, les yeux papillonnent, tout ça en désordre. Soudain, tu comprends.

_ Hey, t'es pas en train de...

_ Heu...

Tes premières craintes étaient fondées. Le type est un pressé. Il baragouine :

_ Si on allume la télé, ça va m'aider à rester... plus longtemps.

_ Putain, tu pouvais pas le dire plus tôt ?

Tu le traînes jusqu'au salon et et tu allumes cette saloperie de télé. Son coupé. C'est une rediffusion d'une émission people sans intérêt. Ça crée un éclairage changeant et désagréable, mais si ça lui permet de tenir assez longtemps, tu es prête à faire un effort.

De nouveau en missionnaire, sur le canapé. Il a la tête sur le côté, concentré sur la lucarne hypnotique. Tu as les yeux fermés, ton imagination perdue entre Brad Pitt et Sergi Lopez. Tu sens que ça monte, que ça monte, que ça monte... Tu cherches son prénom.

_ Germain !!!

Tu as hurlé à en réveiller les voisins, te contorsionnant sous l'effet de l'orgasme. Tu ne vois pas son air ébahi alors qu'il jouit à son tour.

A peine calmée, tu te rhabilles, posément, le sourire conquérant. Il murmure :

_ Alors, c'était comment ?

Tu gardes le silence jusqu'à ce que tu aies récupéré toutes tes affaires, puis tu l'embrasses sur le front.

_ C'était pas terrible, mon petit Germain. Je te donne quatre sur dix. Tu aurais eu sinx sans la télé. Essaie les préservatifs avec retardateurs et... change de technique de drague.

Un vague geste de la main, un dernier coup d'oeil circulaire et te voilà de nouveau dans la douceur de la nuit. A ton portable, il est une heure du matin et tu en as pour une demi-heure de marche.

Tu dormiras vers trois heures.



Si vous voyez des coquilles ou si vous avez des remarques, vous pouvez laisser un comm.

Normalement, je ne mets plus d'extraits de ce texte en ligne. Je bosse de nouveau sur Alienation.

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 16:32
Ceci est le début d'un roman qui devrait s'intituler "A corps perdu". j'ai un peu carrément tatônné avant de trouver un ton et un système d'énonciation qui me plaisait.

Tu entres dans le magasin. Tes talons claquent sur le carrelage blanc. Tu avances et tes yeux se promènent partout, de la grille de ventilation jusqu'au comptoir en passant par les différents présentoirs. Les deux vendeuses du jour sont à leur poste, Mathilde et Véronique. La première replie des chemisiers au fond du magasin tandis que l'autre encaisse une cliente.

Les clients sont rares. Il est encore tôt. Un couple d'adolescents traîne du côté des pantalons. Elle, elle chine en passant chaque article au peigne fin. Lui, il baille en se grattant la nuque. Un homme entre juste derrière toi. Il plisse les yeux, effectue un panoramique rapide et ressort. Il s'est trompé de magasin. Personne ne lui a dit bonjour.

Tu avances lentement vers les cabines. Un coup d'oeil à la vendeuse qui met en rayon. Tu fais semblant de t'intéresser aux caracos. Les couleurs sont foncées cette année, couleurs de crise. Tu joues quelques instants avec un système antivol et le morceau de plastique tombe au sol. En un éclair, la pièce de tissu manufacturée finit dans ton sac à main du jour, en cuir clair et fermetures en corne. Le couple est parti sans acheter, tu es seule dans la place. Tu redresses la tête et te diriges vers la sortie, l'air conquérant. Véronique te glisse un au revoir alors que tu passes à sa hauteur.

Elle commence à blêmir quand elle aperçoit l'étoffe qui dépasse de ton sac.

_ Madame !

Tu es déjà dans la rue et tu fais semblant de ne rien entendre. Mais tu marches lentement, lui laissant le loisir de te rattraper. Au bout de deux minutes, tu es à trois blocs du magasin. Tu fulmines. Personne ne t'a couru après. Elle avait largement le temps de te rattraper, la minette, si elle ne s'était pas pissée dessus.

Tu reviens sur tes pas, agacée. Dans la lueur du soleil matinal, tu franchis les portes vitrées avec lassitude et tu attends. Les deux filles sont interdites. Véronique est au téléphone. Tu les juges. Pas plus de quarante-cinq ans à elles deux. Du maquillage mais pas énormément. Des habits marron, ou vert, un style passe-partout. Véronique raccroche. Elle regarde brièvement sa collègue et balbutie.

_ Madame, je crois que vous avez... là...

Elle montre du doigt le triangle violet qui dépasse de ton sac beige. Tu éclates de rire.

_ Je l'ai volé votre truc et ça n'a même pas sonné. Si vous saviez le nombre de fois que ça arrive. (Tu lances le caraco sur le comptoir.) Dès qu'un système de sécurité se décroche – et ça arrive, croyez-moi – il y a toujours quelqu'un qui le vole. Toujours. Personne ne le ramène en caisse pour qu'il soit re-magnétisé. Les gens sont comme ça. Bon, je suppose que vous avez appelé la police ?

Un temps.

_ Oui, lance enfin Véronique, un air de défi au fond des yeux mais la voix tremblante.

_ C'est bien, ça, mais ce ne ramène pas la marchandise. Vous auriez pu me courir après, non ? Vous aviez peur que je vous casse la gueule, un truc comme ça ?

Pas de réponse. Véronique vire au rouge.

_ Qu'est-ce que vous nous voulez ? demande Mathilde, très mal à l'aise. Elle a dû regarder trop de films américains, elle s'attend sans doutes à ce que tu sortes un fusil à pompe et que tu les dégommes sur leur lieu de travail.

_ Bonne question, réponds-tu avec un clin d'oeil. Voyons, je veux voir Joséphine. Elle arrive à quelle heure ?

_ Joséphine ?

_ Oui, votre manager. Vous ne saviez pas qu'elle s'appelait Joséphine ?

Les filles se regardent une fois de plus, comme si elle ne pouvaient prendre la moindre décision sans l'appui de l'autre.

_ Vous la connaissez.

Tu souffles bruyamment. Le jeu t'ennuie et tu veux en finir.

_ Ouais. Et bientôt vous allez me connaître aussi. Je suis envoyé par le siège pour redresser le magasin. Redresser, oui, parce qu'il est complètement écroulé en ce moment. Allez, on fera connaissance plus tard, allez faire votre boulot, je vais l'attendre dans un coin, votre patronne. Et rappelez la police, ajoutes-tu en t'éloignant.

...


Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 12:06
Ceux qui me suivent le savent : je suis en train d'écrire une nouvelle qui a pour titre l'homme qui rebondit. Et bien figurez vous qu'elle est terminée !! (mis à part 2 - 3 modifications soufflées par la mère de mon enfant qui ne vont pas tarder à être effectives). Etant donnée qu'il semblerait qu'elle soit bien meilleure que celles que j'ai écrites jusque là, je ne vais pas hésiter à la présenter aux revues "sérieuses" spécialisées, style Galaxies, Black mamba ou autres Kimaira.
A suivre, donc.

En attendant, un extrait :


J'y ai trouvé, je sais pas... Une paix. Au début, je voulais juste le contempler de mes propres yeux, réaliser le miracle de la survie ultime. Je me suis sanglé contre une paroi du caisson et je l'ai détaillé, alors qu'il dérivait de manière presque imperceptible. Il portait une tenue réglementaire de déblayeur, mais il paraît qu'on l'a trouvé tout nu. Il se tient en boule, les bras repliés autour des tibias, la tête enfouie entre les genoux. Je n'ai pas vu son visage. Juste son crane, glabre, luisant sous la lumière crue et son front lisse. Pour le reste, je n'ai pas cherché à savoir. Est-ce que ses yeux sont ouverts ? Est-ce qu'il est vieux ? Est-ce que ses membres sont tous secs ?

Lorsqu'il touche une paroi, il repart dans l'autre sens, comme une bille de billard. Ça ne fait même pas de bruit. C'est juste une affaire de mécanique, un rebond comme il en a déjà fait des milliers, des millions. Mais la première fois que je l'ai vu rebondir, j'ai eu un frisson. Un être humain doit se raidir lorsqu'il approche d'un mur, se crisper, se préparer au choc. Lui, non. Il ne frémit pas. Même lorsque c'est sa tête qui touche le mur.

Il subit un très lent mouvement de rotation. Comme s'il réalisait une hypothétique roulade sur l'épaule. Et il retrouve sa position initiale au bout d'une quinzaine de galipettes.

Je me suis rendu compte que j'étais fasciné par ce ballet. Cette bille humaine se baladant dans le petit caisson. Je me suis endormi sans m'en rendre compte. Il m'a réveillé lorsqu'il m'a touché. Je suis pas prêt d'oublier ce contact. C'est sa tête qui a frôlé ma main qui dérivait. Une sensation de dureté et de froideur, comme si une machine venait me tapoter les phalanges. J'ai crié comme un dément. Il a pas sourcillé.

...

Vos réactions ??

PS : Est-ce la mise en page est plus lisible que dans les articles précédents ?

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Avancée des différents projets

Voici tous mes projets actuels, avec leur nature et leur état d'avancement.


 

Rêve de papier (Roman ado) : V3 terminée, en recherche d'un éditeur.

Depuis que son père a disparu, Martin note ses rêves sur des blocs notes. Sa vie prend un tournant innatendu lorsqu'il rencontre Sasha, une blonde qui hante ses rêves depuis plusieurs années...

 

La Marche Rouge (polar - fantasy, adulte, suite de Décadence) : premier jet en cours, chapitre 14 sur 14.

Badia et Fahim ont pris des chemins différents. Le devin tente d'oublier ses chimères et a trouvé une retraite dans un Temple perdu dans la montagne. La jeune femme est quant à elle de retour à Twynte, bien décidée à rendre l'organicisme officielle...

 

Celui qui parle (roman ado) : premier jet terminé.

Le 31 décembre 1999 à minuit, la voix a disparu de la surface de la terre. Plus personne ne parle. Sauf Roméo, qui est justement né le 31 décembre 1999 à minuit. Mais ce n'est pas facile d'être Celui qui Parle, dans un monde devenu muet...

 

Les démons de l'East End (recueil de nouvelles policier / fantastique) : 4ème nouvelle en cours de rédaction : 21b Baker Street

Lors de l'été 1890, une horde de démons de l'enfer a déferlé sur Londres. La plupart ont été tués durant la première semaine. Mais les survivants se sont terrés dans l'est de la capitale britanique et commentent à l'occasion des crimes horribles...

 

A corps perdu (Bande dessinée réaliste) : découpage en cours (21 pages découpées sur 54).

Bérénice a un comportement particulier : elle utilise les choses, les gens, les boulots, puis les jette. Mais sa vie change le jour où emménage chez elle un chat qui parle.


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