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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 14:44

Un tirage plutôt simple, cette semaine (Lapider – passif – bécasseau) . Et une envie de parler de nature. J'étais parti sur un chasseur à la becasse, mais le sujet m'a déplu et je me suis rabbatu sur cette histoire d'arbre.

Et de couteau.

Georges fixait cet arbre depuis longtemps. C'était son arbre. Il l'avait planté cinquante ans auparavant. De ses mains ! Et voilà que deux jeunes délinquants avaient osé le profaner, le souiller, le meurtrir. A la pointe d'un couteau (d'une arme meurtrière), ils avaient entaillé définitivement l'écorce, jusqu'à la sève, qui avait coulé sur quelques centimètres.

Un bécasseau s'ébroua et Georges tourna la tête, par réflexe. Son élevage était à deux pas, derrière sa maison, mais l'arbre se trouvait dans le square qui avait été aménagé devant le perron. Square qui était auparavant un bosquet sauvage. Passif, le coin de verdure n'avait pas bougé alors que les maisons l'avaient encerclé. Georges avait combattu bec et ongles pour que ces arbres restent. Surtout cet arbre.

Ils avaient gravé leurs prénoms. Ils ne seraient pas durs à retrouver, ces délinquants. Il voulait les poursuivre, les injurier, les lapider ! Mais n'en ferait rien, il le savait bien. Ils ne l'auraient pas voulu. Malgré toute sa colère, tout son dégoût, son impression d'impuissance, il laisserait la blessure cicatriser dans le bois et dans son coeur.

Sans regarder si on l'observait, Georges embrassa l'arbre et frotta sa joue contre le tronc mutilé. D'une voix frêle, il chuchota quelques mots, laissa ses larmes imprégner l'écorce et recula. Plusieurs minutes passèrent avant qu'il ne tourne les talons, qu'il ne laisse l'arbre qu'il avait planté un demi siècle plus tôt et sous lequel il avait enterré les cendres de ses parents.

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Published by Sylvain Lasju - dans Ecriture
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commentaires

Lud 14/04/2009 16:20

En lisant on comprend bien qu'il y a une relation particulière... Je pensais à sa femme, ce sont ses parents qui sont enterrés dessous.

Très court mais d'une belle qualité. En fait ça pourrait être le début d'un roman avec Georges comme personnage central d'un drame.

Sylvain Lasju 14/04/2009 21:27


Georges ... Clooney ? Ouaou, ce serait cool ! Mais sans lui, non, pas de roman.
Peut-etre Mickeal Douglas alors...


Alice 08/04/2009 20:45

Une atmosphère bien triste ... juste

Sylvain Lasju 09/04/2009 09:51


Merci miss.


Corn-Flakes 08/04/2009 18:51

Qu'il les mutile à coups de couteau pour se venger ! Connard de jeunes. :)

Sylvain Lasju 09/04/2009 09:51


Il peut aussi les fouetter à coup de jeunes pousses biens vertes. Pour faire durer le plaisir.


Avancée des différents projets

Voici tous mes projets actuels, avec leur nature et leur état d'avancement.


 

Rêve de papier (Roman ado) : V3 terminée, en recherche d'un éditeur.

Depuis que son père a disparu, Martin note ses rêves sur des blocs notes. Sa vie prend un tournant innatendu lorsqu'il rencontre Sasha, une blonde qui hante ses rêves depuis plusieurs années...

 

La Marche Rouge (polar - fantasy, adulte, suite de Décadence) : premier jet en cours, chapitre 14 sur 14.

Badia et Fahim ont pris des chemins différents. Le devin tente d'oublier ses chimères et a trouvé une retraite dans un Temple perdu dans la montagne. La jeune femme est quant à elle de retour à Twynte, bien décidée à rendre l'organicisme officielle...

 

Celui qui parle (roman ado) : premier jet terminé.

Le 31 décembre 1999 à minuit, la voix a disparu de la surface de la terre. Plus personne ne parle. Sauf Roméo, qui est justement né le 31 décembre 1999 à minuit. Mais ce n'est pas facile d'être Celui qui Parle, dans un monde devenu muet...

 

Les démons de l'East End (recueil de nouvelles policier / fantastique) : 4ème nouvelle en cours de rédaction : 21b Baker Street

Lors de l'été 1890, une horde de démons de l'enfer a déferlé sur Londres. La plupart ont été tués durant la première semaine. Mais les survivants se sont terrés dans l'est de la capitale britanique et commentent à l'occasion des crimes horribles...

 

A corps perdu (Bande dessinée réaliste) : découpage en cours (21 pages découpées sur 54).

Bérénice a un comportement particulier : elle utilise les choses, les gens, les boulots, puis les jette. Mais sa vie change le jour où emménage chez elle un chat qui parle.


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